Trois têtes, trois destin
Sous la tourelle, trois têtes de tigres : deux restaurées par grattage, une trop vétuste, remplacée à l'identique par un sculpteur
Édifié entre 1846 et 1848 par l'architecte nantais Joseph-Fleury Chenantais, le château des Grézillières abrite aujourd'hui l'association Linkiaa.
Notre mission : le ravalement des façades nord et ouest, avec restitution à l'identique de la modénature et sculpture sur pierre de têtes de tigres, taillées à la gouge dans le tuffeau, joints et appareillage repris à l'identique.
Le tuffeau est un calcaire crayeux formé il y a environ 90 millions d’années, à l’ère du Crétacé, quand la région était recouverte par une mer chaude. Extraite des carrières du Val de Loire, cette pierre blanche et tendre se taille et se sculpte facilement à l’extraction, avant de durcir au contact de l’air. Elle a bâti châteaux et demeures bourgeoises de la Loire à Nantes, offrant aux tailleurs de pierre la finesse nécessaire pour ciseler corbeaux, consoles et têtes de tigres comme celles du château des Grézillières.